Le poème du jour : le dessin

J’aime écrire des textes courts. C’est pour cela que la poésie me va bien. Mes poèmes me viennent au gré des situations rencontrées chaque jour. Ils constituent des instantanés de notre vie familiale, des illustrations de nos routines, des images simples de mon quotidien de mère. 

Aujourd’hui, je souhaite partager un poème qui m’a été inspiré à la fois par ma fille cadette et par un grand poète et écrivain français : Guillaume Apollinaire. Lorsque je l’ai écrit, N. apprenait depuis plusieurs semaines Aquarelliste (Alcools). C’est un poème que je trouve difficile, mais qui lui va plutôt bien car comme beaucoup d’enfants de son âge, elle pratique avec intensité et plaisir le dessin.

 


Le dessin

D’abord il y a une feuille
Blanche de préférence.
Ensuite, il y a ta main qui cueille
Un crayon sans véhémence.

Tu traces sans hésitation
Des lignes arrondies
Et de ton imagination
Sort un paysage inouï.

De-ci, de-là
Un rond, deux ronds,
Un morceau de bois
Des petits yeux marron.

Ta main avance,
Lâche le crayon,
Cherche la nuance
Puis reprends l’action.

Le chef d’œuvre prend forme.
Tu t’actives pour finir
Ton cheval énorme,
Tellement vrai qu’on l’entend hennir.

Fier comme Artaban
Tu m’amènes à deux mains
« Le dessin pour maman »
Et puis me donnes un câlin.

 

Vous pouvez aussi écouter ce poème : 

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