Le blog de Writer Forever

Sur le blog de Writer Forever, je publie des articles et des vidéos sur les thèmes suivants : mon quotidien d’auteur expatrié, mes conseils en écriture, des interviews d’écrivains expatriés, la créativité au quotidien. Je partage aussi avec vous certains de mes textes, mon point de vue sur mes lectures et mon actualité du moment.

Dix idées de cadeaux de Noël pour un écrivain expatrié

Dix idées de cadeaux de Noël pour un écrivain expatrié

Noël approche et vous avez dans votre entourage un écrivain expatrié qui est passionné par son projet rédactionnel et vous chercher des idées de cadeaux pour l’encourager dans son aventure ? Vous avez frappé à la bonne porte. Voici une liste de 10 cadeaux de Noël que vous pourrez lui offrir où qu’il soit dans le monde. 

Une liseuse 

Avec cet appareil qui permet de stocker des centaines et des centaines de livres, votre auteur expatrié pourra lire, s’évader et apprendre où qu’il réside. Il suffit bien évidemment qu’il ait une connexion internet juste le temps de télécharger ses livres sur sa liseuse. 

Il existe désormais pléthore d’appareils disponibles sur le marché. Faites votre enquête et demander à votre auteur nomade préféré ce qui lui conviendrai le mieux compte tenu de son mode de vie. Je recommande toutefois le Kindle d’Amazon car c’est le plus globale et le plus internationale, quoiqu’on en dise ! 

Une carte / chèque cadeau pour acheter des livres sur sa liseuse

Cela peut venir en complément du cadeau précédent ou si l’auteur expatrié est déjà équipé d’une liseuse d’un bon moyen de lui offrir des livres en quantité. Il les lira en pensant à vous ! 

Un ordinateur portable

S’il n’est pas déjà équipé, c’est l’occasion de lui proposer une participation à cet achat plus que nécessaire quand on veut écrire et que l’on se déplace beaucoup du fait de son mode de vie nomade.

Un logiciel de correction

Tout écrivain qui se respecte doit faire relire et corriger son manuscrit. Alors bien sûr, on peut s’allouer les services d’un relecteur - correcteur professionnel et d’ailleurs je le recommande vivement. Toutefois, il est bon de savoir que ces professionnels de l’écrit, en plus d’avoir un oeil de lynx, travaillent souvent avec des logiciels très performants dont le plus connu actuellement sur le marché est Antidote. Alors pourquoi s’en passer ? D’autant que l’investissement sera rentabilisé si votre auteur est prolifique et projette d’écrire plusieurs livres. 

Une application pour mieux écrire

Parmi les outils qui ont le plus de succès au sein de la communauté des auteur, expatriés ou pas, ont retrouve Scrivener. Il s’agit d’une application permettant de travailler sur toutes les phases d’un projet rédactionnel : recherche, planification, organisation, rédaction, réécriture et même publication. Il est possible de le tester gratuitement pendant un mois avant de l’acheter, alors pourquoi s’en priver ?

Tasses, mugs, travel mug et compagnie

Et oui, en général, quand on écrit, on boit beaucoup… de thé ou de café, et pas autre chose je vous rassure, bien que certains écrivains soient réputés pour préférés d’autres boissons encore plus fortes. Alors pourquoi ne pas offrir un travel mug personnalisé avec l’inscription « Meilleur écrivain du monde » ou « Futur prix Goncourt » ? 

Des carnets et des stylos

Un écrivain ne se promène jamais sans un carnet et un stylo. Alors pourquoi ne pas l’approvisionner largement ? Mes carnets préférés sont ceux de la marque Moleskine. J’aime également beaucoup les Paperblanks. Mais rien ne vous empêche également d’offrir un carnet personnalisé grâce à des sites comme VistaPrint

Un abonnement à un magazine littéraire

Un abonnement à un magazine littéraire permettra à votre auteur expatrié et nomade de rester au courant de l’actualité littéraire française et étrangère, de connaître les dates des salons et les grandes tendances du monde de l’édition. Le Magazine Littéraire ou Lire sont deux exemples envisageables. 

Un atelier d’écriture à distance

Pratiquer l’écriture dans le cadre d’un atelier d’écriture est une excellent technique pour tester ses textes, sortir de sa zone de confort et faire enfin lire ses productions. Pour les auteurs expatriés, rien de mieux qu’un atelier d’écriture à distance. J’en propose un. N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus.

Un coaching personnalisé pour écrire son livre

Votre auteur ou écrivain expatrié a un projet rédactionnel en tête. Il a même commencé à rédiger quelque chose mais il n’est pas certain de faire bonne route. Il est motivé mais un peu perdu. Offrez-lui un coaching rédactionnel personnalisé pour l’aider à finaliser la première version de son manuscrit. Pour information, je propose deux formules.

J’espère que ces dix idées vous seront utiles pour satisfaire votre écrivain expatrié ou peut-être vous-même car l’auteur, c’est peut-être vous ?

Vous souhaitez recevoir de manière régulière mes conseils en écriture, connaître les dates de mes cafés coup de pouce « écriture » ou encore la date de mes prochains ateliers d’écriture ? Pour cela, je vous encourage à vous inscrire à ma lettre d’infos bi-mensuelle. En bonus lors de votre inscription, vous recevrez un exemplaire de mon e-book intitulé « Votre guide d’accompagnement à l’écriture d’un livre ».

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Ma boîte à outils d'auteur

Ma boîte à outils d'auteur

En ce moment, je lis Manuel d'écriture et de survie de Martin Page. Dans l’une de ses lettres à Daria, il décrit brièvement ses outils de travail : stylo, crayon, ordinateur, etc. La lecture de ce passage m’a donné l’idée et l’envie d’écrire ce billet. Car comme pour tout métier, l’auteur a besoin d’outils concrets et de références pour bien écrire au quotidien. Et ces objets ont souvent une histoire. Ils sont la forme concrète d’une partie de mon univers et de mon imaginaire.

Voici les outils que j’utilise tous les jours pour produire des textes qui deviendront récits, guides, poèmes, histoire pour la jeunesse : 

  • Un stock plus ou moins épars de feuille de brouillon : je les récupère dans le courrier, dans les poubelles de mes filles, parfois à la sortie de l’imprimante ! Je les recycle en écrivant au verso. C’est mon côté écolo qui ressort. 
  • Des stylos et crayons en tout genre : feutres colorés, crayons de couleur, crayon à papier (crayon de bois pour mes filles — maintenant, elles sont nantaises !), stylos bic, stylos à encre. En ce moment, c’est un stylo quatre couleurs qui a ma préférence et me suis de partout. J’aime sa base rose argenté, qui fait girly et que mes filles m’envient. 
  • Des carnets de notes : j’en ai toujours en stock. J’en tiens deux en même temps car ils ont des fonctions différentes. 

- Un carnet du quotidien : l’actuel est constitué d’une couverture en cuir verte. Il est épais et le devient de plus en plus au fur et à mesure que je l’utilise. J’y tiens tout particulièrement car il a une petite histoire. Il m’a été offert par mon mari en 2011 lorsque nous vivions à Chicago. Il porte l’emblème de l’hôtel The Peninsula Chicago, qui fêtait ses dix ans cette année-là. Je ne l’ai pas utilisé tout de suite ! J’y note mon quotidien en vrac : idées, journal intime, liste de choses à faire, notes de réunion ou de rendez-vous. Tout s’y entremêle, même les petits mots ou dessins de mes filles que je colle à l’intérieur pour ne pas les égarer. Il est toujours avec moi. Des signets de couleur pastel me rappellent les choses encore à faire ou les idées d’articles, de poèmes, de textes que j’ai eu et que je dois encore reporter dans un document répertoriant mes idées. 

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- Un carnet de voyages et de dessins : j’y consigne mes déplacements personnels et nos voyages familiaux. C’est une autre manière pour moi de m’exprimer et de consigner mes découvertes et souvenirs. On y trouve des papiers collés, des dessins ratés ou réussis et des textes courts, simples et écrits sur le vif. 

Parmi mes outils de prédilection, il y a aussi des références, des incontournables, des indéboulonnables : 

  • Les "Besherelle" (conjuguaison, grammaire, orthographe) : ils sont toujours à portée de main. Mes filles me taquinent et m’appelle Madame Besherelle car il m’arrive de les consulter juste comme ça, comme on lit une bande dessinée quand on a 13 ou 11 ans !
  • Un bon vieux dictionnaire : Le petit Robert mais aussi mon multi-dictionnaire de la langue française   sur mon ordinateur.
  • Le Petit aperçu de mise en page et de typographie d’Olivier Robert qui est en bonne place sur le bureau de mon ordinateur portable.

 

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Jusque là, je suis très classique : feuilles de papier, stylos, crayons, carnets, dictionnaire. Mais j’utilise également des outils modernes que certains peut-être décrieront. 

  • En premier lieu, mon ordinateur. En fonction des projets, j’écris directement sur la page blanche de mon écran en utilisant mon clavier. Je n’utilise pas de logiciels d’écriture particulier. Juste un logiciel de traitement de texte de base, en l’occurence Pages, l’équivalent de Word sur Mac. Je sais que certaines de mes amies et collègues utilisent Scrivener. Je me laisserai peut-être tenter en 2017 ! Mon ordinateur me sert également à écouter de la musique en période de relecture de manuscrit mais pas d’écriture. Pour écrire, il me faut le silence et le calme. Chacun ses trucs.
  • Puis ma liseuse Kindle est devenue un véritable outil de travail. Elle est ma bibliothèque portative, très pratique quand on déménage beaucoup. Ce qui ne m’empêche pas de lire, de consulter et d’acheter des livres papier. Mais le manque de place me fait souvent préférer ma liseuse et la bibliothèque municipale. 
  • Enfin, internet fait partie de ma vie d’auteur et me permet de faire de belles découvertes. Parmi les sites que j’utilise très régulièrement pour bien écrire et choisir de nouveaux livres, il y a : 

- La ponctuation qui permet en quelques clics de vérifier les règles de ponctuation et de typo ;

- Wordreference, un dictionnaire multilingue en ligne ;

- Goodreads, que j’utilise comme une bibliothèque virtuelle, pour garder une trace des livres (papier ou électronique) que je lis et que je souhaite lire ;

- Amazon (j’entends d’ici les hurlements de certains) pour ses listes d’envie.

Et puis, rien ne serait possible sans une théière, du thé noir, des infusions en tout genre et un mug qui m’invite au voyage. 

Tous ces outils concrets et virtuels peuplent mon univers d’auteur et sont à l’origine de petits rituels quotidiens. Et vous, quels sont les vôtres ? 

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Interview d'auteur : Sophie Landrieux, auteur de Chroniques de l’Amérique au quotidien : une Française décrypte l’American Way of Life

Interview d'auteur : Sophie Landrieux, auteur de Chroniques de l’Amérique au quotidien : une Française décrypte l’American Way of Life

Mon quotidien d'auteure est aussi un quotidien de lectrice. Une fois par mois, je propose donc sur le blog de Writer Forever une interview d'auteurs expatriés (dont j'ai lu le livre) ayant publié un ouvrage traitant de la vie à l'étranger, de l'expatriation ou d'un pays dans lequel ils ont vécu. Il peut s'agir de roman, de témoignages, de fragments de vie, de livre jeunesse ou d'un tout autre genre à partir du moment où il traite de cette problématique particulière. Ces auteurs nous parlerons des raisons qui les ont poussé(e)s à écrire leur ouvrage, de leur processus d'écriture, de la manière dont ils l'ont publié et de leur stratégie de promotion.

Aujourd'hui, je vous propose de rencontrer Sophie Landrieux, l'auteur de Chroniques de l’Amérique au quotidien : une Française décrypte l’American Way of Life.

Pourriez-vous m’en dire un peu plus à propos de votre livre ?

Mon livre « Chroniques de l’Amérique au quotidien » est un témoignage sur la vie en expatriation aux États-Unis. Il traite de la vie de tous les jours dans ce pays en proposant une analyse des différences culturelles entre la France et les États-Unis. Le mode de vie américain est ainsi décrypté. Les principaux thèmes du livre sont l’éducation des enfants, la nourriture, les fêtes ou encore l’archétype de la femme américaine. 

 

Chroniques-de-lAmerique-au-quotidien.jpg

 

À qui s’adresse-t-il ? 

Ce livre s’adresse principalement aux expatriés aux États-Unis et à ceux qui y préparent leur expatriation. Il peut être utile à toute autre personne intéressée par la vie en expatriation et les différences culturelles. Les francophiles américains font également partie du public visé.

Qu’est-ce qui vous a poussé à l’écrire ?

J’ai écrit ce livre car peu de livres témoignent de la vie de Français aux États-Unis. Par contre, il existe beaucoup d’ouvrages, écrits par des Américains notamment, sur la vie fabuleuse qu’ils ont menée ou mènent en France. Avec ce livre, j’ai voulu mieux comprendre le mode de vie américain pour surmonter certaines difficultés d’adaptation. La vision de l’expatriation demeure souvent trop rose, ou au contraire pessimiste. Je pense qu’il convient d’appréhender cette expérience singulière d’une façon plus nuancée. Mon témoignage évoque le choc culturel et les difficultés d’adaptation, mais montre aussi les nombreux bons côtés de l’expatriation. J’espère que mon livre pourra aider de futurs expatriés à anticiper certaines difficultés et à mieux cerner l’Americain Way of Life pour en profiter pleinement.

Quels ont été vos processus d’écriture, de l’idée à sa finalisation ? 

De l’idée à la finalisation, cinq années environ se sont écoulées. J’ai écrit un premier manuscrit en un an. N’ayant pas trouvé d’éditeur en 2012, j’ai abandonné ce projet et ai commencé à travailler à temps plein. Cette année m’a enfin donné le temps de reprendre mon manuscrit et de le terminer. Il n’a cependant jamais quitté mon esprit et j’ai continué à lire sur le sujet, conserver des articles, même quand je n’étais pas dans une phase active d’écriture.

Quelle(s) difficulté(s) avez-vous rencontré pendant l’écriture de ce livre ? Comment les avez-vous surmontées ?

J’ai rencontré plusieurs difficultés. J’ai d’abord hésité entre écrire le livre en anglais ou en français. Le français a fini par s’imposer, ce qui a aussi réorienté le thème du livre pour un public candidat à l’expatriation aux États-Unis

Le manque de temps fait aussi partie des difficultés que j’ai rencontrées. M’autoriser à me consacrer à un projet d’écriture m’a permis d’achever mon livre. J’en ai fait ma priorité.

Comment avez-vous procédé pour publier votre livre ? 

J’ai choisi l’auto-publication avec Amazon. La démarche est très simple.

Pourquoi avez-vous choisi de ce mode d’édition ?

J’ai choisi l’auto-publication car je souhaitais partager mon manuscrit avec mes amis afin de pouvoir ensuite l’améliorer en fonction de leurs remarques et réactions. J’essaie maintenant de trouver un éditeur traditionnel pour en assurer une meilleure diffusion.

Comment assurez-vous la promotion de votre livre ?

Je ne suis pas certaine d’être bien placée pour donner des conseils dans ce domaine. Voici ce que j’ai tenté. En matière de promotion, j’ai d’abord écrit un courriel à mes amis pour les informer de la parution du livre. J’ai aussi publié cette nouvelle sur mon compte LinkedIn. Ensuite, j’ai créé une page Facebook et un blog pour accompagner la sortie du livre. Enfin, j’ai contacté des sites consacrés à l’expatriation pour leur proposer des articles ou interviews.

Quelle est la meilleure méthode selon vous pour promouvoir un livre ? Dans votre cas, qu’est-ce qui fonctionne le mieux ? 

Je pense que les amis s’avèrent les meilleurs prescripteurs. Certains ont eu la gentillesse de partager la nouvelle de la parution de mon livre avec leur propre réseau.

Que vous ont apporté la rédaction et la publication de ce livre ?

J’ai beaucoup appris en rédigeant ce livre grâce à mes recherches sur le sujet. Ma compréhension de la société américaine s’est améliorée. 

Sa publication me donne un sentiment d’accomplissement et me permet surtout de partager mon manuscrit. Beaucoup d’amis français ou américains ont eu envie de me voir pour en parler et me donner leur point de vue. La publication du livre a ainsi fait naître de nombreux échanges.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite écrire un livre ? 

L’écriture est un processus. Il faut de la persévérance et ne pas hésiter à abandonner un manuscrit, puis à le recommencer. Un équilibre entre confiance en soi et autocritique est nécessaire pour arriver à avancer. Un dernier conseil : savoir mettre un point final. Quand un livre est-il achevé ? Je réponds généralement à cette question en préparant mon prochain livre. Je note mes nouvelles idées. Au lieu de m’en vouloir de ne pas les avoir intégrées, je les garde pour mon prochain projet.

Enfin, où peut-on se procurer votre livre ?

Mon livre est disponible sur amazon.fr ou amazon.com.

Biographie

b2ap3_thumbnail_Sophie-Landrieux.JPGSophie Landrieux vit en expatriation aux États-Unis depuis 8 ans avec sa famille. 

Elle est maitre de conférences en gestion. Elle enseignait à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avant son expatriation. Elle a aussi enseigné dans une université américaine pendant plus de trois ans avant de se consacrer à l’écriture. Elle est l’auteur de « Chroniques de l’Amérique au quotidien : une Française décrypte l’American Way of Life » et anime un blog sur ce sujet.

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Atelier d'écriture : le miroir

Atelier d'écriture : le miroir

 

Dans ma dernière vidéo intitulée "Le récit à la deuxième personne est-il possible ?", je vous avais promis en conclusion de partager avec vous un texte dont je suis l'auteure et que j'ai écrit à la seconde personne du singulier. Comme promis, le voici. Vous pouvez, le lire et/ou l'écouter.

 

 

Pour l'écouter : 

 

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Tu te brosses les cheveux devant le miroir de la salle de bain aux murs défraichis. Tu t’appliques à donner un mouvement à ta crinière brune. Tu te rapproches de ton reflet. Tu poses ta brosse pour mieux examiner dans le miroir cette mèche de cheveux blancs, située juste derrière l’oreille. Elle t’énerve. Elle t’inquiète. Tu te dis que tu devrais peut-être te teindre les cheveux comme ta mère l’avait fait à ton âge. Non, surtout pas. Tu es comme tu es. Un point c’est tout. Tu te convaincs qu’elle ne se voit pas parce qu’elle est cachée par les cheveux du dessus. Tu te demandes : « Et s’il y en avait d’autres ? Ailleurs que derrière l’oreille ? ». Tu t’y prends à deux mains. Tu écartes tes cheveux presque un à un. Tu découvres avec stupeur qu’il y en a des tonnes. Mais depuis quand ? Tu te mets à les compter. A peine arrivé à 20, tu te rends compte de la stupidité de l’acte. Autant cherché une aiguille dans une botte de foin. Tu t’écartes du miroir et tu te regardes. Tu examines ta peau - blafarde - le contour de tes yeux - bleutés - ta bouche - fatiguée. Autant te rendre à l’évidence. Tu as pris un sacré coup de vieux. 

Tu te maquilles tout en réfléchissant à cette découverte affligeante : qu’est-ce que tu as vieilli ! Personne ne te l’a dit. Non, personne. Même pas ton mari. Même pas tes enfants. Peut-être ne s’en sont-ils pas rendu compte. Par habitude. Par manque de temps. Par désintérêt ? Et toi ? Tu n’avais vraiment rien remarqué ? Ben non, trop affairée que tu es à t’échiner au boulot pour joindre les deux bouts, à t’occuper des autres, à subvenir à leurs besoins quotidiens, à ne jamais demander de l’aide. Quand as-tu pris soin de toi pour la dernière fois ? Quand as-tu été chez le coiffeur par exemple, hein ? Tremblante, tu appliques un peu de rouge à lèvres couleur framboise pour raviver ton visage. Demain, tu prendras rendez-vous. Oui, demain … peut-être.

Tu t’observes à nouveau dans le miroir pour voir l’effet du rouge sur tes lèvres. Et là, tu as un choc. On dirait ta mère à ton âge. Le même regard. La même bouche. La même expression fatiguée. Exactement ce que tu refuses. Si seulement ce n’était qu’une ressemblance physique. Mais tout dans ce visage te rappelle tout à coup son parcours qui est aussi le tien. Une scolarité moyenne dans une école moyenne. Une jeunesse trop tôt bousculée par une première grossesse. Un mariage précipité. Un travail que tu n’aimes pas. Tout est là dans ton reflet qui révèle ton milieu. Tu aurais tellement voulu t’élever, ne serait-ce qu’un tout petit peu, pour ne pas finir comme elle : aigrie par la médiocrité de sa vie.

Tu vois défiler dans ton regard des souvenirs d’enfance : ta rentrée des classes en sixième, la peur au ventre, la crainte du regard des autres. Ton cartable en mauvais cuir, le même que les années précédentes, alors que les autres … Les autres avaient le dernier Tann’s ! Ton parcours scolaire moyen, les choix d’orientation. Tu voulais être une artiste, faire les beaux-arts. Dessiner, c’était ta vocation, ce qui te faisait vibrer, comme on dit maintenant. Tu te rappelles encore de la réaction indignée de ta mère : « Tu rêves ou quoi. L’art, c’est pas sérieux. Tu seras secrétaire, ma fille ! »

Tu détournes le regard de toi-même pour te concentrer sur le miroir. L’objet en tant que tel. Tiens, des traces de doigts. Une projection de dentifrice. Tu cherches ton spray nettoyant spécial vitres. Ton chiffon en coton. Tu nettoies pour oublier, pour détourner ton attention de cette réalité cruelle, de ton quotidien minable, de ce que tu es devenue. Pourtant il va bien falloir t’y faire, vivre avec, à moins que … La roue tourne, ma belle ! La roue tourne. Et elle a tourné trop vite pour toi. Soit tu continues comme ça sans te poser de questions et tu deviens comme ta mère soit tu te prends en main. En as-tu le courage ? As-tu encore le temps ? Tes yeux s’accrochent au lavabo. Quelqu’un à oublier de le rincer. Vite, tu le nettoies à grand renfort de Mr Propre.

Tu as peur. Tu te recroquevilles sur toi-même. Tu ne veux pas tout chambouler, modifier ton équilibre précaire et misérable qui te détruit à petit feu. Eh bien, c’est ça ou tu crèves sur place lentement mais sûrement. Et sans rien dire, ok ? Te plains pas de ta vie, s’il te plaît, y en a qui sont plus à plaindre que toi. Estime-toi heureuse. C’est ce que ta mère te disais, quand t’étais gamine et que tu rêvais de ton premier jean, devant la vitrine du magasin de la rue principale de ton village : « De quoi tu te plains ? T’as déjà un pantalon que je sache ! » Cette phrase prononcée par la voix nasillarde et amer de ta mère retentit dans ta tête. Elle serait là, elle te dirait : « Mais à quoi tu rêvasses ma cocotte, il est déjà plus de 6 heure du mat. Tu as deux trains à prendre et 15 minutes de marche. T’as pas de temps à perdre devant la glace. » Tu te redresses. Tu nettoies ta brosse à cheveux, tu ouvres le tiroir devant toi et tu la ranges. Tu regardes ton visage une dernière fois dans le miroir désormais immaculé. Dans la salle de bain, tout est propre. Toi aussi d’ailleurs, de l’intérieur. Comme si ce nettoyage compulsif t’avait aidé à prendre conscience de ta situation. Oui, tu peux partir tranquille car ta décision est prise. Tu n’as plus peur. Tu vas prendre ta vie en main, car même si tes cheveux blancs te disent le contraire, au fond de toi, tu sais qu’il n’est pas trop tard. 

***

Vous souhaitez recevoir de manière régulière mes conseils en écriture, connaître les dates de mes cafés coup de pouce pour auteurs débutants ou encore la date de mes prochains ateliers d’écriture ? Pour cela, je vous encourage à vous inscrire à ma lettre d’infos bi-mensuelle. En bonus lors de votre inscription, vous recevrez un exemplaire de mon e-book intitulé « Votre guide d’accompagnement à l’écriture d’un livre ». 

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Interview d'auteur : Magdalena Zilveti Chaland pour Réussir sa vie d'expat

Interview d'auteur : Magdalena Zilveti Chaland pour Réussir sa vie d'expat

Une fois par mois, je propose sur le blog de Writer Forever une interview d'auteurs expatriés ayant publié un livre traitant de la vie à l'étranger, de l’expatriation, de mobilité internationale ou d'un pays dans lequel ils ont vécu. Il peut s'agir de roman, de témoignages, de fragments de vie, de livre jeunesse ou d'un tout autre genre à partir du moment ou il traite de cette problématique particulière. Ces auteurs nous parlerons des raisons qui les ont poussé(e)s à écrire leur ouvrage, de leur processus d'écriture, de la manière dont ils l'ont publié et de leur stratégie de promotion.

Aujourd'hui, je vous propose de rencontrer Magdalena Zilveti Chaland, l'auteur de Réussir sa vie d’expat’. S’épanouir à l’étranger en développant son intelligence nomade, publié aux Editions Eyrolles en septembre 2015.

Pourrais-tu m’en dire un peu plus à propos de ton livre ?

Mon livre « réussir sa vie d’expat » traite des répercussions psychologiques de l’expatriation. Vivre à l’étranger a des conséquences sur l’individu et sa famille à plusieurs niveaux : identitaire, social et professionnel. J’aborde ainsi ce que l’installation dans un nouveau pays et une nouvelle culture peut provoquer en soi chez un être humain.

À qui s’adresse ton livre ? 

Ce livre s’adresse à ceux qui pensent partir vivre à l’étranger afin de les aider à se préparer et à anticiper leur expatriation. Il s’adresse aussi à ceux qui sont déjà partis et qui veulent mettre des mots sur des ressentis. Il s’adresse enfin aux proches et aux professionnels afin de mieux comprendre ce que l’expatriation implique. 

Pourquoi as-tu écrit ce livre ?

L’expatriation est un thème d’actualité. C’est presque devenu un passage obligatoire lors d’études supérieures ou pendant une carrière. C’est en effet une expérience très enrichissante apportant de nombreux bénéfices mais c’est aussi bien souvent une expérience idéalisée et pas toujours psychologiquement bien  préparée. 

Je travaille depuis plusieurs années comme coach pour les ressortissants francophones vivant dans un autre pays que celui dont ils sont originaires. Je vois les difficultés qu’ils doivent affronter comme la solitude, l’éloignement familial, l’incompréhension culturelle, le besoin de se réinventer professionnellement, etc. J’ai souhaité dans ce livre proposer une vision plus réaliste de ces difficultés mais aussi quelques conseils pour mieux y faire face.

Quels ont été tes processus d’écriture, de l’idée à sa finalisation ? Combien de temps cela t'a-t-il pris ?

Depuis plusieurs années, j’étais intéressée par le thème de l’interculturalité et de la migration. J’ai décidé en février 2012 de me lancer dans un projet d’ouvrage sur les aspects psychologiques de l’expatriation. Pendant deux années, en parallèle de mon travail de coaching, j’ai lu de nombreux ouvrages et articles sur ces thèmes. J’ai commencé à rédiger quelques parties. 

En 2014, j’ai souhaité finaliser le projet en ayant une approche plus rigoureuse dans l’écriture. Je t’ai contacté pour bénéficier de ton accompagnement. Nous avons convenu d’un planning sur trois mois pour terminer l’ouvrage. 

En septembre 2014, j’ai contacté différentes maisons d’édition et j’ai obtenu plusieurs retours positifs mais non concluants. 

En novembre 2014, les éditions Eyrolles se sont montrées plus intéressées. Ils m’ont demandé de retravailler certains points, et en février 2015 ils m’ont donné leur accord à la condition que je réduise le livre de moitié pour le mois d’avril car il faisait 500 pages à l’origine. Il a été publié en septembre 2015. Au final, c’est un projet qui a duré 3 ans. 

Quelle(s) difficulté(s) as-tu rencontré pendant l’écriture de ce livre ? 

La plus grande difficulté a été de m’organiser pour libérer du temps afin d’écrire alors que je jonglais entre mes clientes et mes obligations familiales. Je me suis rendue compte que j’étais plus efficace pour écrire en soirée, une fois que mes enfants étaient couchés. J’ai alors consacré plusieurs soirées par semaine à la rédaction du livre.

Comment as-tu procédé pour publier ton livre ? 

J’ai recherché dans mes contacts s’il y avait des personnes ayant des liens avec des maisons d’édition. J’ai réussi à faire passer mon livre à quatre ou cinq maisons d’édition prestigieuses grâce à une connaissance intermédiaire. C’est comme cela que j’ai obtenu des retours et des conseils de leur part. Je l’ai aussi envoyé a une demie douzaine d’autres maisons de façon spontanée et je n’ai jamais obtenu aucune réponse. 

Entre mon début de recherche d’une maison d’édition et le contrat avec Eyrolles, il s’est écoulé cinq mois.

 

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Comment assures-tu la promotion de ton livre ? 

Je réalise la promotion du livre en conjuguant plusieurs actions. D’abord, par le biais des réseaux sociaux (Facebook ou mon blog) sur lesquels j’ai parlé de mon livre avant même sa publication. Ensuite, une fois qu’il a été publié, j’ai participé à plusieurs salons ou réunions pour le présenter, non seulement sur San Francisco où je réside mais aussi à Houston, dans le Kansas et à Paris. Cette année, je pars à Amsterdam et Montréal dans le cadre de conférences. 

Par la suite, plusieurs articles parlant de mon livre ont été publiés soit dans des magazines en ligne comme Femmexpat ou BusinessOfeminin, mais aussi dans la presse écrite traditionnelle comme l’Express, la Croix et La Vie.

Enfin, ma maison d’édition m’a permis d’avoir des contacts et j’ai été interviewée à la radio (RTL, RFI) et à la télévision (TV5). Il est essentiel de beaucoup s’investir dans la promotion de son livre.

Quelle est la meilleure méthode selon toi pour promouvoir un livre ? 

Les interviews, les articles et les réunions d’informations sont différents moyens tous efficaces pour promouvoir un livre car on peut ainsi toucher différents publics.

Que t'as apporté la rédaction et la publication de ce livre ?

J’ai eu beaucoup de plaisir à rédiger ce livre et à mettre des mots sur des ressentis. La publication du livre m’apporte aussi une crédibilité professionnelle me permettant d’avoir accès a un plus large public. 

Quels conseils donnerais-tu à une personne qui souhaite écrire un livre ? 

D’être persévérant, d’avoir une grande rigueur de travail et d’être suffisamment passionné par son sujet pour le porter jusqu’au bout. C’est un bébé qui n’aboutit pas uniquement après les mois de gestation !

Enfin, où peut-on se procurer ton livre ?

Il est possible de se procurer mon livre sur les sites de la fnac et d’Amazon et dans les libraires françaises à l’étranger. 

Pour en savoir plus, consultez le site internet de Magdalena, Intelligence Nomade.

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Vous souhaitez recevoir de manière régulière mes conseils en écriture, connaître les dates de mes cafés coup de pouce pour auteurs débutants ou encore la date de mes prochains ateliers d’écriture ? Pour cela, je vous encourage à vous inscrire à ma lettre d’infos bi-mensuelle. En bonus lors de votre inscription, vous recevrez un exemplaire de mon e-book intitulé « Votre guide d’accompagnement à l’écriture d’un livre ».

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